Vous êtes en panne de lecture? N'hésitez pas à feuilleter mon petit carnet de lecture pour y trouver des idées de livres à lire mais aussi parfois à éviter...! Plus jeune (avant l'arrivée d'internet ! ) je résumais mes lectures dans un carnet, je me suis dit qu'un blog me permettrait en plus de partager mes impressions de lectures avec d'autres lecteurs compulsifs. Alors bonnes lectures à toutes et à tous !
30 Mai 2026
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La narratrice est écrivaine et vit à Marseille. Elle est en couple avec Alex et ils ont un fils, Lucas, pour lequel ils cherchent une assistante maternelle. Par le biais d’une amie elle trouve Mina (diminutif de Carmina). Tout se passe bien jusqu’au jour où Mina lui parle pour la première fois de son propre fils, Rafaël Costa, qui a 19 ans et a disparu. Elle remet à la narratrice un carnet rédigé par Rafaël dans l’espoir qu’elle l’aide à comprendre. Pour la narratrice cette demande ouvre la boîte de Pandore. Elle comprend à la lecture que Rafaël a eu des comportements inappropriés avec de jeunes enfants et ça fait resurgir en elle de vieux démons. Sa meilleure amie d’enfance, Laura, a aussi vécu des choses atroces et a subitement disparu de sa vie sans qu’elle ne comprenne exactement pourquoi. Ce livre a déjà été vendu à l’international pour être adapté en film avant même d’avoir été écrit. Sur le bandeau, Maxime Chattam nous promet un livre dont on se souviendra longtemps notamment de sa fin. Et pourtant, je ne l’ai pas trouvé si exceptionnel. Je suis allée jusqu’au bout surtout pour savoir ce que cette fin avait de si extraordinaire et si elle éclairait l’ensemble. J’ai été déçue. Certes surprise mais quand même déçue. J’ai l’impression qu’il manque quelque chose. A aucun moment on entre dans la tête de Rafaël ni de sa mère. On reste bloqués dans celle de la narratrice. Ce roman avait pour but de montrer que les pédophiles sont des spécimens mais qu’ils appartiennent à l’humanité et qu’il faut tenter de les cerner. Ce texte à mon sens ne le permet pas. Je m’attendais aussi à quelque chose de plus fouillé concernant la relation entre Mina et son fils (la quatrième de couverture posant cette question : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants ?). A vouloir traiter trop de choses en même temps, Pauline Clavière finit par passer à côté de l’essentiel.