Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
monpetitcarnetdelecture.over-blog.com

Vous êtes en panne de lecture? N'hésitez pas à feuilleter mon petit carnet de lecture pour y trouver des idées de livres à lire mais aussi parfois à éviter...! Plus jeune (avant l'arrivée d'internet ! ) je résumais mes lectures dans un carnet, je me suis dit qu'un blog me permettrait en plus de partager mes impressions de lectures avec d'autres lecteurs compulsifs. Alors bonnes lectures à toutes et à tous !

Echapper – Lionel Duroy

J‘ai lu il y a peu de temps Le cahier de Turin du même auteur et, en général, je préfère espacer les lectures des œuvres d’un même romancier, surtout quand le premier texte m’a beaucoup plu, de peur d’être déçue. C’est l’exception qui confirme la règle car j’ai beaucoup aimé ce roman. Augustin, le narrateur (double littéraire assumé de l’auteur) est fasciné par un livre : La leçon d’allemand de Siegfried Lenz (livre qui existe réellement). Dans ce roman un jeune garçon est pris dans un conflit de loyauté entre un peintre qu’il admire et son propre père, gendarme, qui, sur les ordres du Reich, va signifier au peintre l’interdiction de pratiquer son art. Augustin depuis cette lecture n’a plus qu’une idée en tête : aller sur les lieux du roman et écrire la suite de cette histoire. Il part donc s’installer en Allemagne sur les traces des personnages de son roman préféré. Parallèlement à cela, comme toujours chez Lionel Duroy, sa situation personnelle est compliquée puisqu’il se remet très difficilement de sa rupture avec sa seconde femme, Esther (la femme du cahier de Turin), au point de ne plus vouloir lier son destin à personne… ce qu’il va s’empresser de ne pas appliquer d’ailleurs. On retrouve dans ce roman toutes les obsessions de Lionel Duroy, son rapport difficile à la famille (il ne dit pas à ses enfants qu’il s’est remis à écrire car il sait que c’est leur hantise), aux femmes de sa vie (la figure d’Esther est omniprésente) et surtout à l’écriture et à la lecture. Ce dernier point est le plus intéressant pour moi : Lionel Duroy voit la lecture comme un refuge face à une réalité décevante et l’écriture comme une nécessité vitale : « oh, je tomberais malade si je n’écrivais pas ».  J’ai pris beaucoup de notes sur ce livre tellement ses propos sur l’écriture me semblaient justes. Je recommande donc vivement cette lecture même si je peux comprendre que l'écriture de l’auteur qui revient toujours sur ses obsessions de livres en livres peut agacer. Pour le moment ça n’est pas mon cas (en dehors peut-être de la fin où l’intime prend un peu trop le dessus sur le reste).

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article