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Vous êtes en panne de lecture? N'hésitez pas à feuilleter mon petit carnet de lecture pour y trouver des idées de livres à lire mais aussi parfois à éviter...! Plus jeune (avant l'arrivée d'internet ! ) je résumais mes lectures dans un carnet, je me suis dit qu'un blog me permettrait en plus de partager mes impressions de lectures avec d'autres lecteurs compulsifs. Alors bonnes lectures à toutes et à tous !

Une partie de badminton – Olivier Adam

Olivier Adam renoue avec l’utilisation d’un double littéraire, Paul Lerner, qui tout comme lui est écrivain et scénariste, qui est attaché à la Bretagne, qui est considéré comme un auteur « social », qui a été gros mais a perdu beaucoup de poids, qui a un fonds dépressif et une tendance à l’auto-apitoiement assez prononcée. La différence est que Paul Lerner est dans une mauvaise passe littéraire. Ses derniers livres ont été des échecs, on ne l’appelle plus pour aucun scénario, ce qui fait qu’il est devenu journaliste local en Bretagne après avoir obligé sa famille à quitter Paris pour revenir au bord de la mer, à St Lunaire, tout près de là où ils vivaient avant. Ce déménagement n’a pas fait que des heureux puisque la fille, Manon, en bonne ado, en veut terriblement à ses parents à cause de ce déracinement géographique et affectif. Comme si cela ne suffisait pas, Paul découvre que sa femme, Sarah, a renoué avec une ancienne amie, Lise, dont il comprend qu’elle est en réalité sa « petite-amie". Et, pour couronner le tout, une certaine Claire suit Paul partout et prétend être sa demi-sœur, la fille que son père aurait eu en trompant sa mère. Du Olivier Adam pur jus ! Un personnage torturé en proie à une montagne d’ennuis divers et variés d’où le titre qui est une référence à une chanson d’Alain Chamfort qui dit que la vie est un sport de rue (avec toutes ses difficultés à surmonter) et pas « une partie de badminton » (bien tranquille). J’avais arrêté de lire cet auteur en raison de son pessimisme vraiment trop fort qui plombait la lecture et rendait son personnage horripilant. Mais, cette fois-ci, ça fonctionne. Le cadre, St Malo, St Lunaire, Cancale, joue certainement un rôle mais pas seulement. L’ambiance est beaucoup moins glauque que d’habitude. Il se passe également un événement inattendu vers la fin du livre qui surprend chez cet auteur et introduit une bonne dose de suspense. La fin ouvre la porte à un peu d’optimisme, ce à quoi Olivier Adam ne nous avait pas habitués. Je n’ai pas regretté d’être finalement revenue vers lui.

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