Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
monpetitcarnetdelecture.over-blog.com

Vous êtes en panne de lecture? N'hésitez pas à feuilleter mon petit carnet de lecture pour y trouver des idées de livres à lire mais aussi parfois à éviter...! Plus jeune (avant l'arrivée d'internet ! ) je résumais mes lectures dans un carnet, je me suis dit qu'un blog me permettrait en plus de partager mes impressions de lectures avec d'autres lecteurs compulsifs. Alors bonnes lectures à toutes et à tous !

Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs – Mathias Enard

David Mazon est ethnologue. Il a décidé d’aller rédiger sa thèse consacrée à la vie à la campagne au XXIème siècle dans un village perdu des Deux-Sèvres. L’auteur nous propose de le suivre à travers son journal. On le voit partir à la rencontre des habitants pour les interviewer et tenter bien laborieusement d’utiliser ce matériau pour sa thèse. Si l’ethnologue n’avance pas vite c’est parce qu’il doit s’adapter aussi à cette nouvelle vie bien éloignée de la sienne : le voilà contraint de se déplacer en mobylette et d’apprendre à cuisiner les légumes (une grande première pour lui !). Toute cette partie est intéressante et assez drôle. Je l’ai lue avec plaisir. Mais, pour la première fois, j’ai fait quelque chose d’assez inattendu : je n’ai lu que le début et la fin de ce roman c’est-à-dire uniquement le journal de David Mazon. Tout simplement parce que sinon j’aurais sans doute abandonné cette lecture qui devenait de plus en plus laborieuse une fois la première partie du journal terminée. Mathias Enard a fait de son roman un grand fourre-tout. Certains chapitres intitulés « chansons » présentent des récits totalement étrangers à l’histoire initiale, un peu comme des intermèdes. Il développe aussi une thèse pas inintéressante selon laquelle tout être vivant, lorsqu’il meurt, retourne dans la « grande roue » de la vie et se réincarne. Le problème c’est qu’à partir de là chaque personnage présenté l’est aussi avec toutes ses réincarnations. Ça devient très vite lassant et artificiel. D’où mon « saut » dans la lecture qui ne me permet pas de vous parler de l’événement qui donne son titre au roman, le fameux banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs, puisque je ne l’ai pas lu. En résumé, un livre trop complexe pour moi mais un bon livre quand on ne garde que le journal de l’ethnologue !

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article